Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:04

Avant toute chose, il faut que tu saches, lecteur, lectrice, que What The Fuck ? n'est pas mon premier blog. J'en ai eu d'autres avant, dans lesquels je ne racontais pas des histoires mais des chroniques d'albums, de BD, de films... le problème était que j'avais du mal à les tenir à jour. Mais il y a certains articles que j'ai écrit à l'époque, ça me fait un peu chier de les laisser à l'abandon. Alors je vais pas m'emmerder et aujourd'hui, je te ressors un article qui a déjà deux ans... et si t'es pas content(e), ben je m'en fous ! =)

 

Par contre accroche-toi, j'étais dans un délire assez violent quand j'ai écrit celui-là ! Pourtant j'avais ni bu ni fumé...

 

 

 

Dona Confuse : Broken Silver Cigarette in Tristan Da Cunha (2007)

 

 

Il fait gris ici. Il fait pas froid, seulement gris... Et pourtant je me sens étrangement bien. Il y a cette musique qui tourne... je vais me prendre un verre de whisky et me fumer une clope, ça passera bien avec...

C'est ce qu'on a l'impression de vivre en écoutant ce premier album de Dona Confuse, groupe de la scène indie rock toulousaine. Un film en noir et blanc où un type passerait son après-midi dans une grande pièce, alternant moments de détente, de rage et de... confusion. Confusion. Un mot qui pourrait bien définir l'univers de ce groupe.
Mais pas sa musique.

 

 

dona.jpg

 


Dona Confuse invite à pousser cette porte afin d'aller voir le type dans la grande pièce pour comprendre sa confusion, palpable au travers de ces nappes électro qui planent en se mêlant à la fumée de sa clope. Il m'offre le premier verre d'alcool fort alors que les guitares font leurs apparition sur Sandy Point. D'abord mélodiques, puis énervées, le type hésite entre finir sa clope ou l'éteindre rageusement... il jette sa clope à même le sol et semble plus serein.

Sur Velocity, l'inquiétude semble reprendre le dessus, ça se lit sur son visage. Mais bizarrement, cette angoisse le rend plus beau que tout à l'heure. Il n'a pas bu une seul goutte durant ce morceau.
Il s'enfile par contre deux clopes coup sur coup sur le très électronique Coliseum Harmonium. Il est sans doute en train de faire le point. Je lui parle de Radiohead. Il acquiesce en me souriant et en me répondant : "Kid A". Je lui souris en retour et me verse un verre, me préparant à un nouveau changement d'attitude.

Camomille n'invite pas à la tisane, au contraire, et je suis bien content de sentir mon oesophage me brûler lors des premiers chœurs. Le type se lève et se déplace lentement. On dirait qu'il valse, mais il a mal. Pas physiquement. A moins qu'il n'espère quelque chose. C'est lourd. C'est majestueux. Et je voudrais que ça ne s'arrête jamais.

Le type finit par revenir s'asseoir en face de moi, sur son canapé troué. Sur Surprise et Muette, il se verse lui aussi un verre qu'il boit tranquillement, alors que le piano, un peu décalé sur la guitare, nous apaise après la tornade précédente... sauf que la tornade ressurgit. Le type relève les yeux vers moi et, souriant, me tend une blonde que j'accepte volontiers.



(C'est à peu près à ce moment là que j'ai commencé à vraiment comprendre. Je comprenais le type et sa confusion. Et moi aussi, je voulais être confus comme lui. Parce que bordel, que c'est bon !!!)




Texas Valium me confirme cette confusion, magnifique et sensée à la fois. Le type et moi battons la mesure de la tête, un coup à droite, un coup à gauche... des enfants qui se retrouvent à colorier des paquets de clopes plutôt que leurs cahier de brouillons.
Je me lève soudain d'un coup, prenant le type de court qui me regarde l'air amusé, m'encourageant à continuer ce que je voulais faire. Luminosa me fait courir entre la fenêtre et le centre de la pièce. J'hésite à lancer quelque chose dehors. En tout cas, faut que ça sorte.

 

 

dona-confuse2.jpg

 

 

Je finis par me calmer, alors qu'une grande nostalgie mélancolique s'empare de moi. On regarde tous les deux par la fenêtre. Clouds Draw Figures... et c'est vrai. Je vois un ours dans celui-là. Le type voit une sorcière. Un fusil dans celui-ci. Un éléphant pour le type. Et là ça part en couille. Ca part en couille sur une voix électronique et en guitares surpuissantes quand je vois mon propre visage. Confusion. Beaucoup. Je ris et je pleurs en même temps. Des cris. Les miens ? Peu importe. Je distingue de moins en moins ce visage dans les nuages. Il me fait peur mais je veux qu'il reste. C'est le mien. Mais il se disloque peu à peu tandis que je me calme petit à petit...

Le type me ressert un verre. Lui aussi en a besoin. Normal. Linear Caravel est là, latente, prête à exploser. Et pas si linéaire que ça. On sent que la pression monte. Et on jette tous les deux nos verres au travers de la pièce quand ça pète enfin.
On évite de se regarder, jusqu'à ce que la Marquise prenne le relais. Le type semble fatigué. C'est apaisant, calme. Il s'allonge doucement sur le canapé et ferme les yeux. Dans mon fauteuil, je bascule la tête en arrière et fais de même. Calme, serein.

Lorsque je rouvre les yeux, c'est sur un Piano Préparé des plus confus. Le type n'est plus là. Je me décide à faire un brin de ménage. Je m'allume une clope. Les cendres tombent aux endroits que je viens de balayer. Je fais toute la pièce comme ça. Ca me prend un peu plus de 20 minutes. 20 minutes confuses.


Une fois terminé, je me dirige vers la porte et actionne la poignée. Avant de sortir, je regarde la pièce : exactement pareille que lorsque je suis entré. Prête pour la prochaine fois.
 

 


 

 http://donaconfuse.fr/

Par What the Fuck ?! - Publié dans : Kill Your Idols - Communauté : Intime et décalé
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Samedi 2 octobre 2010 6 02 /10 /Oct /2010 15:00

Alors aujourd’hui, un article qui se veut humaniste ! ... si si, je déconne pas ! Je vais pas me foutre de la gueule de qui que ce soit aujourd’hui... enfin si mais bon, c’est pour la bonne cause !

 

Donc là ça se passe il y a quelques années avec une personne que nous connaissons tous bien puisqu’il s’agit de LA FILLE !!! Et oui celle-là même qui m’a fait me retrouver les dents éparpillées dans l’herbe à vache du jardin de mes vieux, celle à cause de qui on m’a surnommé « L’Eplucheur » pendant une semaine... A l’époque, bien entendu, elle ne m’avait pas encore pété les ratiches. J’avoue que deux articles coup sur coup avec elle, ça fait beaucoup mais bon, c’est un vrai cas donc y a matière à faire de bons articles... (oui je suis une pute !)


 

screw

 

 

Ce soir-là, je ne la connaissais pas encore et je l’ai rencontré à une soirée chez son mec de l’époque. Un autre pote, que nous appelleront M, m’avait déjà mit au parfum en me précisant qu’elle n’avait pas inventé l’eau chaude (même les mecs peuvent être de vraies langues de salopes !)

On arrive donc au lieu de beuverie, la soirée a déjà bien débuté : les enceintes crachent du bruit, l’alcool coule à foison et tout le monde me taxe mes clopes. LA FILLE n’arrête pas de rigoler comme une poule, aguichant les mecs qui passent par là, tout en enquillant des verres d’un cocktail verdâtre et pétillant.

 

 

 

MOI : P’tain t’avais raison, elle a pas l’air maligne...

M : T’as vu ?

MOI : Et heu... son mec il apprécie qu’elle chauffe les autres gars ? Parce que là, si elle continue comme ça, ça va finir en gang-bang...

M : Ben il est habitué à priori...

MOI : A quoi ? A se faire cocufié ?

M : Mais non, t’es con ! Apparemment dès qu’elle picole un peu elle est comme ça, mais bon, elle chauffe et il ne se passe jamais rien...

MOI : On dirait que tu dis ça à regret...

M : T’arrêtes tes conneries oui ?!

MOI : HAHAHAHAHA !!!

M : Mais bon, qu’elle fasse sa pétasse, je veux bien qu’elle se mette minable comme une truie, je veux bien... mais à coup de Manzana-Kas ! Y a des limites au bon goût et à la bienséance !

MOI : Ah c’est ça qu’elle boit ? Ca a l’air dégueu...

M : Boarf, nous aussi on a bu des boissons de petits joueurs avant.

MOI : Ouais c’est vrai, maintenant on des mecs, des vrais, avec des poils aux couilles !

M : Mais t’es vraiment con toi ce soir !

 

 

(au loin, retentissant dans tout ce joyeux bordel)

LA FILLE : Allez verse ! On est pas des PD !

 

 

MOI : Elle dit ça en picolant du jus de fruit ?

M : Ben vu comme colle son cul sur celui-là, on le sait qu’elle a pas viré sa cutie !

 

 

(toujours beuglante)

LA FILLE : Ouais allez ! On est pas des PD, bordel !

 

 

M : Oui ben on le saura...

MOI : Ca la fait radoter de tiser comme ça...

 

 

LA FILLE : Encore un ! Et n’aies pas peur ! On est pas des PD !!! Ouaaaaiiiis !!!

 

 

MOI : Heu... en plus d’être con, elle serait pas un peu homophobe ?!

M : Non j’crois pas... ‘fin je la connais pas assez...

MOI : En même temps elle aime pas les arabes, donc ça serait pas étonnant...

 

 

LA FILLE : Putain, mais vas y coco ! Bois ! On est pas des PD ! Yahou !!!

 

 

M : Bon, elle devient gonflante là, on s’entend même plus fumer !

MOI : Bon je sais que tu vas encore me traiter de fouteur de merde mais c’est trop tentant...

HEY TOI ! Ouais toi, heu chais plus ton nom... LA FILLE, ca ira très bien !

 

LA FILLE : Ouais ?

MOI : Je voulais juste savoir, t’as quoi contre les PD ?

LA FILLE : Qui ? Moi ?

MOI : Non, Jeannine la Voisine.

LA FILLE : ...

MOI : Ben oui toi !

LA FILLE : Pourquoi tu me demandes ça ?

MOI : Ben chais pas, depuis ‘tal heure, t’arrêtes pas de balancer des « On est pas des PD » !

LA FILLE : Heu ouais mais c’est juste une expression...

MOI : Ouais ben des expressions comme ça tu te les fous où j’pense !

LA FILLE : Non mais ça va, j’dis c’que j’veux, merde !

MOI : Non t’as intérêt à faire gaffe à ce que tu dis, tu ne me connais pas.

LA FILLE : Genre ! Parce que tu crois que tu m’impressionne peut-être ?!

MOI : Non mais qui te dis que j’en suis pas ?

 

 

(silence dans la salle... quelqu’un a baissé la musique... les malaises publics ramènent toujours du monde !)

 

 

LA FILLE : Heu...

MOI : Qui te dis qu’avec M, on va pas aller s’éclipser un moment pour aller se rouler des pelles ?

M : HAHAHAHAHA !!!

LA FILLE : Hein ?!

MOI : ... parce qu’imagine, si j’en suis, au bout de 3 fois que t’as sorti ton expression de merde, je me lève et je t’en retourne une monumentale !

LA FILLE : Ah mais...

MOI : Mais quoi ?

LA FILLE : ... mais j’savais pas que t’en étais !

M : HAHAHAHAHAHA !!!

 

 

Bon, pour sa défense, à l’époque j’étais célibataire et j’avais tellement peu de chance avec les filles qu’on m’avait surnommé « Le Maudit »... z’imaginez : « L’Eplucheur Maudit » !!! Ca pète, hein ?!

Toujours est-il qu’au bout de quelques explications, j’ai réussit à lui faire comprendre que blablabla, on peut rire de tout, blablabla, la preuve la gueule qu’elle a tiré quand je lui ai balancé ça en pleine poire.

 

Du coup, elle aussi s’en est tiré avec un joli petit surnom : « la fille qu’aime pas les homos » !

Quant à moi, j’ai intérêt à faire gaffe : y a des oreilles qui ont mal interprété ce que j’ai voulu dire ce soir-là et j’ai beau être très tolérant, mais les mains au cul, désolé, c’est pas mon truc...

 

 

 

manzana

 

 

 


Par What the Fuck ?! - Publié dans : Suck It Bitch ! - Communauté : Intime et décalé
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